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Détection et réponse · 6 min de lecture

Cybersécurité PME : comment protéger une PME contre les cyberattaques ?

Cybersécurité PME : mots de passe, sauvegardes, mises à jour, vigilance, détection et préparation à l'incident. Les mesures prioritaires selon l'ANSSI.

Cybersécurité PME : protéger une PME contre les cyberattaques

Pour la cybersécurité PME, l’essentiel tient en trois temps : appliquer un socle de bonnes pratiques (mots de passe, sauvegardes, mises à jour, vigilance face au phishing), détecter les attaques qui passent malgré tout, grâce à un EDR et à une surveillance continue, et préparer la réponse à l’incident. Votre infogérant est le bon point de départ pour organiser ces trois volets.

Cet article fait partie de notre série sur le choix d’un SOC et de ses prestataires. Pour la question du prestataire de surveillance, voir notre guide Comment choisir un prestataire SOC ?.

1. Poser le socle : les 5 recommandations essentielles

Cybermalveillance.gouv.fr et le Campus Cyber ont publié cinq recommandations pour les entreprises. Elles sont simples et peu coûteuses :

  1. Des mots de passe solides et différents pour chaque service : 12 caractères minimum, et la double authentification activée partout où elle existe.
  2. Des sauvegardes régulières et déconnectées : certaines attaques visent aussi les sauvegardes en ligne. Une copie hors réseau permet de redémarrer.
  3. Les mises à jour sans tarder, sur tous les équipements : ordinateurs, serveurs, téléphones, applications.
  4. La vigilance face à l’hameçonnage : sensibiliser chaque collaborateur aux faux messages et aux demandes de virement inhabituelles.
  5. Se faire accompagner par des prestataires de confiance, dont l’expertise est reconnue par des labels ou qualifications comme ExpertCyber, PRIS ou PASSI.

2. Faire le tour de son informatique

Le guide de l’ANSSI et de la Direction générale des entreprises, « La cybersécurité pour les TPE/PME en 13 questions », complète ce socle. Il invite à se poser des questions concrètes :

DomaineLa question à se poser
InventaireConnaissez-vous vos équipements, comptes et données critiques ?
DéplacementsLes ordinateurs et téléphones emportés en déplacement sont-ils protégés ?
RéseauLe pare-feu est-il configuré et les accès à distance sécurisés ?
MessagerieLes pièces jointes et liens suspects sont-ils filtrés ?
UsagesLes usages personnels et professionnels sont-ils séparés ?
CloudLes services en ligne utilisés sont-ils maîtrisés et sécurisés ?
AssuranceLe contrat couvre-t-il le risque cyber ?

Ce travail se fait idéalement avec votre infogérant, qui connaît déjà votre parc.

3. Détecter ce qui passe à travers

Aucune mesure de prévention n’est parfaite. Un identifiant volé par phishing, une faille exploitée avant sa correction, et l’attaquant est dans le système. La question devient alors : combien de temps avant que quelqu’un s’en aperçoive ?

Deux briques répondent à ce besoin :

  • Un EDR sur les postes et serveurs. Il analyse les comportements suspects et permet d’isoler une machine à distance. Voir Faut-il un EDR pour un SOC managé ?.
  • Une surveillance humaine continue, assurée par un SOC. L’EDR génère des alertes ; encore faut-il que quelqu’un les analyse, y compris la nuit et le week-end.

Pour une PME, le SOC managé passe généralement par l’infogérant, qui l’intègre à son contrat. La messagerie mérite une attention particulière : Microsoft 365 et Google Workspace sont des cibles fréquentes. Voir Un SOC managé pour Microsoft 365 : pourquoi et comment ?.

4. Préparer l’incident avant qu’il arrive

Le jour d’une attaque, les heures perdues coûtent cher. Quelques préparatifs suffisent :

  • Une liste de contacts à jour : infogérant, prestataire de réponse à incident, assureur, interlocuteur interne qui décide.
  • Des sauvegardes testées, pas seulement réalisées. Une restauration jamais essayée réserve souvent des surprises.
  • Une procédure courte : qui prévenir, qui peut décider d’isoler un poste ou de couper un accès.
  • Les réflexes réglementaires : en cas de violation de données personnelles, l’article 33 du RGPD prévoit une notification à l’autorité de contrôle (en France, la CNIL) dans les 72 heures après en avoir pris connaissance. Votre conseil juridique peut vous aider à savoir ce qui s’applique à votre situation.

En cas d’attaque, cybermalveillance.gouv.fr propose un service d’assistance aux victimes, 17Cyber.

Le rôle de votre infogérant

La plupart des PME n’ont pas d’équipe sécurité. Leur infogérant est le chef d’orchestre naturel : il applique le socle, déploie les outils et s’appuie sur des partenaires spécialisés pour la surveillance et la réponse à incident. C’est le modèle de Cyna : un SOC 24/7 opéré depuis la France par des équipes internes, avec un CERT, au service des infogérants partenaires, qui portent la relation avec leurs clients. Les modalités (périmètre, licences) sont précisées dans le contrat conclu avec l’infogérant partenaire. L’astreinte réponse à incident de Cyna est joignable 24h/24 et 7j/7 depuis la page Déclarer un incident. Les certifications et documents de sécurité de Cyna sont consultables sur son Trust Center.

Faire le point avec un expert

Vous voulez savoir où en est la sécurité de votre entreprise ? Parlez-en d’abord à votre infogérant : s’il est partenaire de Cyna, il peut vous présenter la surveillance qu’il propose. Sinon, contactez-nous pour en discuter.

Questions fréquentes

Par quoi commencer quand on a peu de moyens ?

Par les mesures gratuites ou peu coûteuses : double authentification sur la messagerie, mots de passe uniques, sauvegardes déconnectées et mises à jour automatiques. Elles couvrent une grande partie des attaques courantes.

Un antivirus suffit-il pour une PME ?

Il ne suffit plus face aux attaques actuelles, qui utilisent souvent des outils légitimes. Un EDR analyse les comportements et permet d'isoler un poste. Voir Antivirus ou EDR : quelle différence ?.

Une PME a-t-elle besoin d'un SOC ?

Dès que l'activité dépend de l'informatique, une surveillance continue devient utile, car beaucoup d'attaques démarrent la nuit ou le week-end. Elle passe le plus souvent par l'infogérant. Voir Une PME a-t-elle besoin d'un SOC ?.

Où trouver de l'aide gratuite en cas d'attaque ?

Cybermalveillance.gouv.fr propose un service d'assistance aux victimes, 17Cyber, et met en relation avec des prestataires labellisés. Voir Qui contacter en cas de cyberattaque ?.

Sources & méthodologie
  1. Cybersécurité : 5 recommandations essentielles pour les entreprises, Campus Cyber et Cybermalveillance.gouv.fr
  2. La cybersécurité pour les TPE/PME en 13 questions, ANSSI et DGE, édition 2022
  3. Se faire labelliser ExpertCyber (17Cyber, Mon ExpertCyber), Cybermalveillance.gouv.fr, 2026
  4. Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), article 33, EUR-Lex

Cet article fournit des informations générales à titre indicatif. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un engagement contractuel de Cyna : les conditions de service sont celles du contrat conclu via votre infogérant partenaire. Pour toute question réglementaire, rapprochez-vous de votre conseil juridique.

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